Un consultant en tourisme aide une entreprise ou un territoire à prendre de meilleures décisions : développer une offre, comprendre sa clientèle, améliorer la commercialisation ou mesurer la viabilité d’un projet. Aimer voyager est un point de départ, pas une qualification. Le métier demande surtout de savoir enquêter, analyser et proposer des actions réalisables.
Ce que fait réellement un consultant en tourisme
Le Consultant en tourisme peut intervenir auprès d’un hôtel, d’une collectivité, d’un office de tourisme, d’un site de visite ou d’un investisseur. Son rôle n’est pas nécessairement de revendre des séjours : il répond à une question précise, avec une méthode et des livrables convenus.
| Besoin du client | Travail à réaliser | Résultat attendu |
|---|---|---|
| Attirer une clientèle hors saison | Analyse des réservations, entretiens, étude de la concurrence | Cibles prioritaires et plan commercial chiffré |
| Créer une activité touristique | Étude de demande, contraintes locales, estimation des coûts | Scénarios de faisabilité et risques identifiés |
| Améliorer une destination | Diagnostic de l’accueil, de l’accès et des parcours de visite | Feuille de route avec responsables et calendrier |
Un conseiller de voyages accompagne plutôt le client dans le choix d’une meilleure destination de vacances ou d’une réservation. Les deux activités peuvent se croiser, mais leurs compétences et leur cadre de travail ne sont pas interchangeables.

Quelle formation choisir ?
Il n’existe pas un parcours unique qui garantit l’accès au conseil touristique. Une formation en tourisme permet de comprendre le secteur ; le marketing, l’économie, la gestion de projet ou l’aménagement apportent d’autres outils. Le niveau recherché dépend ensuite du cabinet, de la mission et de votre expérience.
L’Onisep présente les parcours du tourisme, du BTS aux formations de niveau bac + 5. Pour choisir, comparez les enseignements réellement proposés : analyse de données, études de marché, anglais professionnel, stages et projets avec des commanditaires. Le nom du diplôme compte moins qu’un dossier montrant ce que vous savez produire.
Les compétences à démontrer avant de prospecter
Un diagnostic n’est pas une compilation de chiffres. Il faut expliquer d’où viennent les données, ce qu’elles permettent de conclure et ce qu’elles ne disent pas. En entretien, savoir écouter un hôtelier ou un élu sans lui vendre immédiatement une solution est tout aussi important.
- Analyse : construire un questionnaire, nettoyer un tableau de données et distinguer saisonnalité et tendance durable.
- Gestion : traduire une idée en budget, ressources, échéances et indicateurs.
- Rédaction : présenter une recommandation courte, argumentée et compréhensible par un décideur.
- Relation client : cadrer une mission, annoncer une limite et défendre un choix sans jargon.
Constituer un premier portfolio crédible
Choisissez un problème limité : par exemple, développer les nuitées de semaine d’un hébergement. Produisez un diagnostic de quelques pages, explicitez vos hypothèses, comparez deux pistes et proposez des indicateurs. Si le projet est fictif, indiquez-le clairement ; ne présentez pas un exercice comme une mission facturée.
Un stage, un poste opérationnel ou un projet tutoré permet de confronter les recommandations au terrain. En cabinet, vous pourrez apprendre la méthode avec des consultants expérimentés. En indépendant, vous devrez aussi trouver les clients, rédiger les propositions et gérer votre activité : ces tâches ne disparaissent pas derrière l’intitulé de consultant.
Cadrer sa première mission et éviter les confusions
La proposition doit préciser la question, le périmètre, les entretiens, les données fournies par le client, les livrables, le prix et les conditions de modification. Une étude de faisabilité ne garantit pas le succès d’un investissement. Mieux vaut promettre une analyse solide qu’une hausse de fréquentation que vous ne maîtrisez pas.
Si votre activité évolue vers la vente ou l’organisation de voyages, vérifiez le cadre applicable auprès d’Atout France. Le conseil stratégique ne doit pas être confondu avec l’activité réglementée d’opérateur de voyages.
Faut-il voyager constamment ?
Les déplacements dépendent des missions : visites de sites, entretiens et réunions peuvent alterner avec plusieurs semaines de travail au bureau. Il n’existe pas de pourcentage de déplacement valable pour toute la profession. Demandez lors du recrutement la fréquence des visites, leur durée et les conditions de prise en charge. Le cœur du métier reste la résolution du problème du client, pas le nombre de destinations visitées.











